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Coût de la prise en charge de l’angor stable en France

Karine Chevreul, Kévin Zarca, Benjamin Cadier

Collaborations : Thibaut Caruba, Yves Juillière, Olivier Dubourg, Brigitte Sabatier, Nicolas Danchin

Contexte

En France, en 2009, le coût direct pour l’assurance maladie de la maladie coronaire (Affection de Longue Durée n ° 13) était de 4 183 millions d’euros dont 50% correspondant aux soins hospitaliers. Deux raisons principales expliquent ce coût considérable. Tout d’abord, il y a eu une énorme augmentation du nombre de procédures de revascularisation (intervention coronarienne percutanée -PCI- et pontage aorto coronarien- PAC-. Le nombre de PCI réalisées a rapidement augmenté depuis 1990 dans la plupart des pays européens, pour devenir la principale technique de revascularisation vers le milieu des années 1990.

Par ailleurs, le coût unitaire de PCI a augmenté avec l’utilisation généralisée de stents à élution médicamenteuse (DES), permettant une réduction du nombre des revascularisations répétées dues à la resténose, par rapport à un stent métallique nu (BMS). En France en 2013, le coût unitaire d’un DES est environ 2 fois supérieur à celui d’un BMS. Dans les situations en vie réelle, cependant, l’utilisation généralisée de la DES n’a pas conduit à la réduction attendue du nombre total d’interventions réalisées.

Objectifs

Déterminer le coût annuel de prise en charge pour l’Assurance Maladie en 2011 des 4 stratégies thérapeutiques habituellement utilisées dans le traitement de l’angor stable : médicaments seuls, angioplastie avec stent nu, angioplastie avec stent actif et pontage aortocoronaire.

Méthode

Nous avons défini 6 situations cliniques correspondant aux différents états dans lequel un patient peut se retrouver un an après qu’il ait bénéficié d’une des 4 stratégies :

  • Succès thérapeutique
  • Récidive de la douleur avec prise en charge ambulatoire
  • Hospitalisation pour infarctus du myocarde (IDM)
  • Hospitalisation pour revascularisation
  • Mort de cause cardiologique
  • Mort de cause non cardiologique

Pour chaque situation clinique, nous avons estimé la consommation de soins correspondante et les coûts associés, pendant une durée d’ 1 an. Nous avons défini, ensuite, pour chaque stratégie, grâce à une recherche bibliographique, la probabilité à un an d’être dans l’une de ces 6 situations cliniques.
Nous avons réalisé une modélisation de type individuelle, avec des paramètres mathématiques qui variaient à l’intérieur d’un intervalle de confiance.
Ceci nous a permis de calculer le coût moyen à un an de chacune des stratégies en tenant compte de leur efficacité.

Dernière mise à jour le 27/10/2014