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Facteurs associés aux recours aux soins de santé mentale : une étude des inégalités sociales (FASCINE)

Karine Chevreul, Jean-Baptiste Hazo, Amélie Prigent, Christel Dindorf, Julien Thillard

Collaborations : Pierre Arwidson (INPES), Paul Dourgnon et Thierry Rochereau (IRDES), Delphine Roy (DREES), Jean-Luc Roelandt (CCOMS)

Contexte

Les inégalités sociales de santé et de recours aux soins sont devenues un sujet de préoccupation majeure des politiques publiques ces dernières années. Elles touchent également le champ de la santé mentale dans lequel on observe de forts taux de non-recours aux soins, ce qui a des répercussions importantes sur la santé et la situation sociale des individus. Afin de lutter au mieux contre les inégalités sociales en santé mentale, il est indispensable d’étudier les facteurs associés au fait de recourir ou non aux soins. Plusieurs facteurs ont été identifiés dans la littérature, certains d’entre eux reflètent des inégalités sociales de recours comme la position socio-économique des individus, d’autres ont trait à leur statut clinique ou à leurs caractéristiques psychosociales et culturelles. Enfin certains facteurs sont contextuels en ce qu’ils sont liés à l’offre de soins environnante ou au niveau socio-économique de la zone de résidence. Cependant, les études menées le sont souvent sur des populations spécifiques restreintes, non représentatives de la population atteinte de troubles mentaux, et ne prennent pas compte de façon concomitante l’ensemble des facteurs aussi bien au niveau individuel que contextuel qui sont potentiellement associés.. Des études s’appuyant sur des données en population générale appréhendant l’ensemble de ces facteurs sur différents niveaux sont donc nécessaires.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est d’étudier les inégalités sociales de recours aux soins formels de santé mentale chez les personnes souffrant de troubles mentaux en prenant en compte les facteurs qui influencent ce recours. L’objectif secondaire est d’identifier les facteurs associés au type de recours aux soins de santé mentale (prise en charge hospitalière et ambulatoire : psychiatres, médecins généralistes, infirmiers, psychologues ou psychothérapeutes notamment), qu’il soit choisi ou subi.

Méthode

La population de notre étude sera constituée de la population adulte française souffrant de troubles mentaux. Le recours aux soins de santé mentale sera défini comme un recours formel à un professionnel du secteur sanitaire pour raisons de santé mentale. Dans un premier temps, nous objectiverons l’existence d’inégalités sociales de recours aux soins de santé mentale. Les différences de taux de recours seront donc étudiées au regard de la position socio-économique des individus, décrite à partir de facteurs identifiés dans la littérature comme reflétant des inégalités sociales de recours. Dans un second temps, nous mettrons en œuvre des modèles multivariés permettant d’isoler les associations entre le recours aux soins de santé mentale et les facteurs reflétant des inégalités sociales de recours. Les autres facteurs identifiés dans la littérature (cliniques, psychosociaux, religieux et idéologiques, les recours informels ainsi que les facteurs contextuels liés au lieu de résidence) seront considérés comme des facteurs d’ajustement. Des analyses similaires seront menées en vue de répondre à l’objectif secondaire à travers l’identification des facteurs associés au type de recours. En l’absence de source de données permettant d’appréhender l’ensemble de ces facteurs, nous conduirons des analyses parallèles et complémentaires sur quatre grandes enquêtes menées en population générale française : le Baromètre santé 2010, l’Enquête sur la Santé et la Protection Sociale (ESPS), le volet « ménages » de l’enquête Handicap-Santé 2008 (HSM) et l’Enquête Santé Mentale en Population Générale (SMPG).

Echéancier

Durée totale de l’étude : 28 mois
Début : Septembre 2015
Fin : Décembre 2017

Dernière mise à jour le 5/07/2016