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ROAMER France

Coralie Gandré, Karine ChevreulMatthias Brunn

Collaborations : Marion Leboyer (Fondation FondaMental) ; Jacques Demotes (ECRIN, INSERM)

Les maladies mentales, un fardeau épidémiologique et économique

Les maladies mentales touchent près d’un français sur cinq et leur charge de morbidité par rapport à celle de l’ensemble des maladies devrait progresser de 50% d’ici 2020. A ce bilan épidémiologique qui interpelle s’ajoute un fardeau économique important. Le coût de leur prise en charge représentait 8% des dépenses de santé totales en 2007.

Une recherche française en santé mentale sous-financée

Malgré ce bilan alarmant, la recherche sur les troubles mentaux en France souffre de manques importants qui semblent dépasser l’ampleur de ceux des autres pays. La part des budgets de la recherche en santé consacrée à la santé mentale varie entre 2% pour la France, 7% pour le Royaume-Uni et 16% pour les Etats-Unis. La recherche française en santé mentale est pourtant performante et les publications scientifiques qui en sont issues sont d’excellente qualité.

Un plan de développement de la recherche pour répondre aux spécificités du contexte français

En parallèle du projet européen ROAMER (ROAMER : A Roadmap for Mental Health Research in Europe), nous proposons donc un plan de développement de la recherche en santé mentale qui permettra d’émettre des recommandations spécifiques à la France basées sur l’état des lieux du système actuel et l’identification de ses manques.
Quatre points seront étudiés de façon détaillée : les champs de la recherche couverts, les infrastructures de recherche, les offres et structures de formation, et le financement de la recherche.

Méthodes

L’état des lieux de la situation actuelle reposera sur une analyse des publications et de la littérature grise ainsi qu’un traitement spécifique du questionnaire ROAMER Europe envoyé aux différents acteurs français de la recherche en santé mentale. Les financements seront déterminés par une allocation descendante « top-down » des budgets annuels des organismes de recherche. Le montant des financements par projets accordés par les organisations publiques et les fondations à but non lucratif sera obtenu directement auprès de ces institutions.
L’identification des manques et l’élaboration de recommandations seront basées sur des groupes de travail de type focus group avec des panels d’experts choisis selon leur niveau d’expertise et leur rôle décisionnel.
Les différents points auxquels s’attache le plan de développement seront étudiés dans la spécificité du contexte français et les résultats seront finalement confrontés à ceux de ROAMER Europe.

Perspectives

L’élaboration du plan de développement permettra la production de connaissances sur l’état de la recherche en santé mentale en France, ses manques et les perspectives d’évolution souhaitables. Ce plan permettra ainsi de faciliter le développement de solutions qui conduiront à réduire l’impact des maladies mentales et de sensibiliser les décideurs et le grand public.

Dernière mise à jour le 30/10/2012