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STIC CE2L : Evaluation de la qualité de vie et médico-économique de la chirurgie endoscopique des cancers du larynx

Isabelle Durand-Zaleski, Meryl Darlington

Collaboration : Pr Daniel BRASNU (Hôpital Européen Georges-Pompidou)

Contexte

Le traitement du cancer du larynx est réalisé par radiothérapie et/ou intervention chirurgicale. La chirurgie par voie endoscopique des cancers du larynx au laser est une chirurgie minimale invasive. Cette technique est validée pour les cancers du larynx de faible volume avec des résultats supérieurs en termes de qualité de vie et de qualité vocale et équivalents en termes de taux de préservation laryngée par rapport au traitement chirurgical classique, la chirurgie conservatrice laryngée par voie externe. Les avantages de la chirurgie par voie endoscopique sont la réduction de la durée d’hospitalisation, l’absence de cicatrice cervicale, l’absence de trachéotomie transitoire, l’absence d’alimentation par sonde, une meilleure qualité de vie et une meilleure qualité vocale.

Objectifs

Les objectifs de cette étude sont de comparer la chirurgie conservatrice laryngée par voie externe avec la chirurgie par voie endoscopique au laser CO2 dans les cancers du larynx (glottiques et supraglottiques) en termes de qualité de la voix, de qualité de vie et médico-économique.

L’évaluation économique portera sur deux aspects, le calcul du coût de la technique non invasive (microcosting) dans le but de participer à la validation du tarif de la CCAM d’une part, et le coût global de la prise en charge des patients du point de vue du système de soins et de l’assurance maladie, d’autre part.

Méthode

Il s’agit d’une étude prospective, multicentrique, ouverte, non randomisée comparant deux procédures de traitement chirurgical des cancers du larynx. Cette étude est réalisée sur 200 patients traités pour moitié par chirurgie partielle laryngée par voie externe et pour moitié par chirurgie minimale invasive.
Ces deux groupes seront constitués dans chaque centre par le médecin référent en charge du protocole.
Les patients répondants aux critères d’inclusion seront inclus consécutivement.
Il n’y a pas de procédure de tirage au sort pour répartir les patients dans les différents groupes.

Les deux cohortes seront appariées par stade tumoral, localisation tumorale et type de chirurgie réalisé. Les équipes choisies afin de participer à ce projet ont l’expérience des deux techniques. Chaque centre aura la liberté de choisir la technique de chirurgie partielle la plus appropriée à la tumeur et au patient en fonction de la localisation de la tumeur, de ses extensions et de la comorbidité du patient.

Echéancier

Il est prévu d’inclure 100 patients par an sur une période de 2 ans avec une durée de suivi de 5 ans, soit 200 patients pour une durée totale du projet de 7 ans.

Dernière mise à jour le 28/08/2014