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TAVI : Evaluation des coûts hospitaliers à un an de l’implantation d’endoprothèse valvulaire aortique

Morgane Michel, Benjamin Cadier, Isabelle Durand-Zaleski

Contexte

En 2007, la Commission d’évaluation des produits et prestations de la Haute Autorité de Santé (HAS) a évalué deux bioprothèses valvulaires aortiques (TAVI) implantées par voie rétrograde transfémorale et/ou transapicale (Edwards Sapien 9000 TFX et Corevalve Revalving System des sociétés Edwards Lifesciences et Medtronic, respectivement), dans le traitement des sténoses aortiques sévères. Les données alors disponibles étant limitées, la HAS a autorisé une inscription sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) mais pour une prise en charge encadrée sur une population restreinte, doublée de la création d’un registre pour confirmer le bénéfice clinique de ces valves (registres France 1 & 2).

En 2011, le service d’évaluation des dispositifs a réévalué ces bioprothèses et a recommandé de limiter les indications des valves implantées par voie transcutanée aux patients contre-indiqués à la chirurgie. Puis, en janvier 2012, la HAS s’est prononcée en faveur de l’inscription sur la LPPR pour une durée de trois ans des valves de deuxième génération, avec comme condition de renouvellement la transmission des résultats intermédiaires du registre France 2 pour obtenir des résultats à moyen terme sur la sécurité et l’efficacité des bioprothèses.

Les données de coûts n’étant pas disponibles dans le registre France 2, il a été décidé d’utiliser le Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI) en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) pour évaluer les coûts associés à la pose des bioprothèses valvulaires aortiques.

Objectifs

L’objectif est d’estimer les coûts hospitaliers à un an (séjour initial et réhospitalisations) associés à la pose d’une bioprothèse valvulaire aortique implantée par voie transfémorale ou transapicale chez les patients traités en 2012 après leur inscription sur la LPPR.

Méthode

La pose d’une valve TAVI réalisée dans des établissements publics et privés d’intérêt collectif sera identifiée dans la base « Dispositifs médicaux en sus » du PMSI-MCO 2012 grâce au code LPP des valves. Un chainage sur le numéro FINESS et l’index RSA du séjour au cours duquel s’est faite la pose permettra d’identifier le séjour initial dans la base principale (base ANO_RSA). Les réhospitalisations à un an seront ensuite identifiées à partir d’un chaînage utilisant le numéro anonyme des patients. Ne seront incluses que les réhospitalisations en lien avec la pose de TAVI, déterminées à partir de la liste des événements indésirables du registre France 2. Une attention particulière sera portée aux séjours au cours desquels a été posé un stimulateur cardiaque, qui seront identifiés grâce à leur GHM ou au code LPP du dispositif.

Le point de vue retenu pour l’analyse économique est celui de l’hôpital. Les séjours seront donc valorisés grâce à leur GHM et à l’étude nationale des coûts (ENCC) 2012. Les coûts dans l’ENCC correspondant à une durée moyenne de séjour (DMS) nationale de référence, ils seront ajustés en fonction des caractéristiques des séjours des patients en respectant les règles de déversement des coûts sur les séjours énoncées par l’ATIH dans le guide méthodologique de l’ENCC.

Des analyses statistiques descriptives seront réalisées pour décrire la population incluse dans l’étude et les coûts hospitaliers correspondants. La population sera divisée en deux groupes : patients traités par voie transapicale et patients traités par voie transfémorale. Une analyse en sous-groupe sera également réalisée pour les patients traités par voie transfémorale, en fonction de la valve reçue.

Echéancier

- Début de l’étude : Fin 2014
- Fin de l’étude : Avril 2015

Dernière mise à jour le 20/07/2015